Philosophie

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<<Les plus grands historiens classiques, tels Hérodote, Diodore de Sicile, l’historien de base de la Philosophie académique, Diogène Laërce, les grands mystiques et penseurs tels Plutarque et Jamblique, et les simples voyageurs, qui n’ont pour tout instrument d’investigation scientifique sur l’identité raciale des peuples que leurs yeux, ont laissé à l’humanité leurs dépositions sur la «négrité» du peuplement originaire de l’Egypte antique et de celle de toute la Nubie. Ce n’est qu’avec les temps modernes, à partir du XVI° jusqu’au XIX°, en passant par les périodes charnières de la floraison et de l’expansion de la civilisation occidentale que les doutes ont commencé par planer sur l’identité noire des Egyptiens ou Kemet. Ce moment correspond au temps où les grandes découvertes et la vague infernale de l’esclavage et de la colonisation des autres civilisations étaient devenues monnaie courante et apanage des explorateurs et scientifiques européens et négriers, au temps où les tout premiers instruments sophistiqués de l’objectivité scientifique ont commencé à « parfaire » les recherches scientifiques.>> (Varus Sosoe)

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Kant et le fondement de la praxis humaine: autonomie ou dignité humaine?

INTRODUCTION

En revisitant l’Opus kantianum, notamment le texte fondamental intitulé Métaphysique des Moeurs, I Fondation1, ou Fondements de la Métaphysique des Moeurs et en le confrontant aux diverses interprétations qui nous sont parvenues des experts du kantisme, nous demeurons étonnamment frappés par ce qui semble une mauvaise assimilation, fondée qu’elle est néanmoins sur les textes de Kant, précisément, eu égard au fondement de la pratique humaine.

En effet, nous avons été accoutumés, depuis deux siècles, à voir soit dans l’autonomie soit dans l’impératif catégorique, le fondement de la morale qui nous est léguée par Kant. Or, et c’est ici que se situe la présente problématique, il est hors de doute que ce fondement se trouve ailleurs, dans cela même qui, aux dires de ce même Kant, fonde et limite tant l’autonomie que l’impératif catégorique: le concept de dignité humaine et de tout être raisonnable ou tout simplement l’humanité en tant que principe.

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Rousseau: de notre nature, de nos droits, de notre éducation

Ce n’est donc pas tant l’entendement qui fait parmi les animaux la distinction spécifique de l’homme que sa qualité d’agent libre. La nature commande à tout animal, et la bête obéit. L’homme éprouve la même impression, mais il se reconnaît libre d’acquiescer ou de résister; et c’est surtout dans la conscience de cette liberté que se montre la spiritualité de son âme; car la physique explique en quelque manière le mécanisme des sens et la formation des idées, mais dans la puissance de vouloir ou plutôt de choisir, et dans le sentiment [ou la conscience] de cette puissance, on ne trouve que des actes purement spirituels, dont on n’explique rien par les lois de la mécanique.

Oeuvres Complètes, préface de Jean Fabre, Edition Michel Launay, 3 Tomes, T. 2, page 210, Paris: Seuil, 1971

 

L’Éthique politique de John Locke et la loi naturelle comme critère normatif de la justice politique – Partie 2

John Locke est l’une des plus éminentes figures de l’histoire de la pensée oc­cidentale en raison de ses importantes contributions tant dans le domaine philosophique, politique, qu’économique. Moins d’un demi-siècle après la parution du gigantesque Leviathan (1651) de Hobbes et dix années après celle de l’absolu Patriarche (1680) de Sir Robert Filmer, paraissait, en 1690, à Londres, sous sa plume et sous le titre de Iwo Treatises of Government. In the former the false principles and Latin-dations of Sir Robert Filmer and his followers are detected and overthrown. The latter is an Essay concerning the true Original, Extent and End of Civil Government.1, le modeste mais non moins important ouvrage qui, pouvons-nous dire, servira la cause de la liberté des citoyens et maintiendra la puissance, l’autorité étatique « dans les limites de la simple raison ».

 

L’Éthique politique de John Locke et la loi naturelle comme critère normatif de la justice politique – Partie 1

John Locke est l’une des plus éminentes figures de l’histoire de la pensée oc­cidentale en raison de ses importantes contributions tant dans le domaine philosophique, politique, qu’économique. Moins d’un demi-siècle après la parution du gigantesque Leviathan (1651) de Hobbes et dix années après celle de l’absolu Patriarche (1680) de Sir Robert Filmer, paraissait, en 1690, à Londres, sous sa plume et sous le titre de Iwo Treatises of Government. In the former the false principles and Latin-dations of Sir Robert Filmer and his followers are detected and overthrown. The latter is an Essay concerning the true Original, Extent and End of Civil Government.1, le modeste mais non moins important ouvrage qui, pouvons-nous dire, servira la cause de la liberté des citoyens et maintiendra la puissance, l’autorité étatique « dans les limites de la simple raison ».

 

Droits naturels et devoir naturel chez Rawls

À l’heure où de nombreux débats s’organisent autour de l’interprétation de la position originelle de Rawls, et où foisonne toute une littérature philosophique sur le sujet, si des pistes de réflexion déjà proposées pour la résolution du problème demeurent dignes de considération, un regard attentif pourrait aussi se porter sur la thématique des devoirs naturels chez Rawls et les rapports que ceux-ci pourraient avoir avec les principes de justice qu’il propose – notamment avec le premier principe dans lequel on trouve une formulation ou re-formulation de l’idée des droits naturels inaliénables de l’homme. Mais, c’est en vain que l’on cherchera des réflexions substantielles sur ce sujet. Cette investigation se propose d’examiner ces rapports en vue d’une possible solution au problème de la justification des principes de justice rawlsiens.