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Enseigner : dimension relationnelle et affective

Dans « La question de l’autorité de l’enseignant: approche psychanalytique »1, Mireille Cifali dépeint la situation d’une enseignante auxiliaire en difficulté – je la qualifie ainsi –, et d’un maître principal en échec de passation, de transmission d’autorité2 Elle ajoute, à un moment donné dans ce texte3, la remarque suivante: <<La situation des remplacements est intéressante>>, lorsqu’un-e enseignant-e titulaire d’une classe, qui jouit du pouvoir d’autoriser ou d’interdire la position d’autorité de celui qui prend sa place, non seulement échoue souvent de le faire, mais pire encore, se délecte dans du cynisme pur en voyant le ou la remplaçant-e échouer dans l’assomption de son autorité ou responsabilité de maître. Une de ces situations où, selon ses mots, <<Des paroles sont presque rituellement prononcées. « Bon courage » et on vous regarde en souriant. « La classe est intenable, il faut les visser, être ferme » ou « celui-là, tu t’en méfies… »>>. Ces situations où <<Existe manifestement une certaine jouissance à voir l’autre se faire marcher-dessus, n’avoir aucune autorité. Comme si secrètement sa défaite nous rassurait>>, où l’on ne fait rien pour transmettre à l’autre l’autorité dont il a besoin pour réussir ses prestations, quand bien même que nous soyons entre professionnels. Des instants de profond esseulement où au creux du ventre et à la gorge du ou de la remplaçant-e <<La peur s’installe>>, irrémédiable.

1In: Colloque des 18 et 19 novembre 2005 à Grenoble. Cf. http://mireillecifali.ch/Articles_(2003-2006_files/autorite.pdf et notre fascicule de cours « Enseigner à des adolescents: dimensions relationnelles et affectives »

2Cifali parle aussi de « défaut dans la transmission de l’autorité », Cf. idem, p. 8.

3Ibidem.

Enseigner-Dimensions relationnelles et affectives

 » Les affects des enseignants »

Je fais ici à mes frais une petite économie de l’idée de « pensée affectée » dans le monde éducatif où, d’après la tradition séculière dominante en Occident, le modèle de rationalité qui prévaut est cartésien et donc marqué à tort et à travers d’une « amputation » de la sentimentalité du professionnel, de la personne humaine. Que signifie « pensée affectée » ?

LA META-PRAGMATIQUE PEDAGOGIQUE

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<<Les plus grands historiens classiques, tels Hérodote, Diodore de Sicile, l’historien de base de la Philosophie académique, Diogène Laërce, les grands mystiques et penseurs tels Plutarque et Jamblique, et les simples voyageurs, qui n’ont pour tout instrument d’investigation scientifique sur l’identité raciale des peuples que leurs yeux, ont laissé à l’humanité leurs dépositions sur la «négrité» du peuplement originaire de l’Egypte antique et de celle de toute la Nubie. Ce n’est qu’avec les temps modernes, à partir du XVI° jusqu’au XIX°, en passant par les périodes charnières de la floraison et de l’expansion de la civilisation occidentale que les doutes ont commencé par planer sur l’identité noire des Egyptiens ou Kemet. Ce moment correspond au temps où les grandes découvertes et la vague infernale de l’esclavage et de la colonisation des autres civilisations étaient devenues monnaie courante et apanage des explorateurs et scientifiques européens et négriers, au temps où les tout premiers instruments sophistiqués de l’objectivité scientifique ont commencé à « parfaire » les recherches scientifiques.>> (Varus Sosoe)

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Kant et le fondement de la praxis humaine: autonomie ou dignité humaine?

INTRODUCTION

En revisitant l’Opus kantianum, notamment le texte fondamental intitulé Métaphysique des Moeurs, I Fondation1, ou Fondements de la Métaphysique des Moeurs et en le confrontant aux diverses interprétations qui nous sont parvenues des experts du kantisme, nous demeurons étonnamment frappés par ce qui semble une mauvaise assimilation, fondée qu’elle est néanmoins sur les textes de Kant, précisément, eu égard au fondement de la pratique humaine.

En effet, nous avons été accoutumés, depuis deux siècles, à voir soit dans l’autonomie soit dans l’impératif catégorique, le fondement de la morale qui nous est léguée par Kant. Or, et c’est ici que se situe la présente problématique, il est hors de doute que ce fondement se trouve ailleurs, dans cela même qui, aux dires de ce même Kant, fonde et limite tant l’autonomie que l’impératif catégorique: le concept de dignité humaine et de tout être raisonnable ou tout simplement l’humanité en tant que principe.

Lisez l’article en entier « Le fondement de la praxis kantienne -autonomie ou dignité humaine »